L’HUMIDITÉ, UN DANGER POUR LA SANTÉ DES PERSONNES

Un logement sur quatre en France est touché par des problèmes d’humidité. Problèmes qui sont d’autant plus difficiles à gérer car complexes à identifier. En plus de nuire à votre maison, l’humidité peut mettre en danger la santé de ses occupants, surtout celle des enfants.

LES FACTEURS FAVORISANT L’HUMIDITÉ

Plusieurs facteurs peuvent se combiner pour favoriser l’apparition de l’humidité dans un logement : on peut, entre autres, mettre en cause la mauvaise ventilation, la mauvaise isolation de la salle de bains ou de la cuisine, les infiltrations d’eau et fuites, les remontées capillaires, etc.

Même dans les maisons récentes, sans aucun vice caché, bien isolées et bien chauffées, de l’humidité peut apparaître. En effet, n’importe quelle maison, si elle n’est pas suffisamment ventilée, est sujette au phénomène de condensation.

L’air intérieur qui est chargé en vapeur d’eau (notamment dans la cuisine et la salle de bains) entre en contact avec les parois froides (murs, vitres) et s’y dépose sous forme de gouttelettes.

QUELS SONT LES EFFETS DE L’HUMIDITÉ SUR LA SANTÉ ?

L’eau sur et dans les murs, dans les fondations, etc. provoque toutes sortes de dégradations dans la maison : apparition de moisissures sur les murs et les joints des carrelages, formation de champignons, efflorescence, apparition de salpêtre, pourrissement du bois, mauvaises odeurs…

Pire, la présence d’humidité dans une habitation peut impacter la santé de ses occupants.

CHEZ L’ADULTE

L’humidité favorise le développement d’allergies aux moisissures et aux acariens. En présence de champignons, d’humidité, d’acariens en grande quantité, ces allergies vont alors entraîner des problèmes et maladies respiratoires comme l’asthme, la bronchite, etc., ainsi que d’autres maladies comme la conjonctivite, la rhinite…

Les problèmes articulaires comme l’arthrite, l’arthrose et les rhumatismes sont également favorisés par l’humidité.

CHEZ L’ENFANT

Il est primordial d’éviter l’humidité dans une chambre d’enfant. En effet, en plus d’être plus fragiles que les adultes, les enfants peuvent développer des maladies chroniques à cause de l’humidité ambiante et des champignons, comme l’asthme ou les allergies (aux acariens notamment).

Un enfant vivant dans un milieu humide a entre 1,5 fois et 3,5 fois plus de chances de développer ces maladies. Et exposé dans la première année de sa vie, un bébé déjà asthmatique peut être touché par une toux chronique.

LES EFFETS DE L’AIR TROP SEC

Attention cependant à ne pas priver entièrement la maison d’humidité avec un chauffage trop intense. L’air trop sec nuit tout autant à la santé en causant la sécheresse de la gorge, des maux de tête, la gerçure des lèvres…

QU’EST-CE QU’UN TRAITEMENT ANTI SALPÊTRE ?

DÉFINITION DU SALPÊTRE :

Le salpêtre est un phénomène que l’on observe fréquemment sur les murs atteints d’humidité ascensionnelle (remontées capillaires). En effet, c’est principalement après un traitement d’assèchement du mur qu’apparaît le salpêtre, qu’il est indispensable d’éliminer avant la pose des nouveaux enduits, à l’aide d’un traitement anti salpêtre.

Lorsqu’un mur est en contact direct avec la terre, et en cas d’un manque d’étanchéité au niveau des fondations, l’eau contenue dans le sol remonte par capillarités à l’intérieur du mur. Progressivement, le mur devient humide jusqu’à une hauteur d’environ 1,50 m, voire 1,80 m. Or, l’eau qui vient du sol est chargée en sels minéraux et ceux-ci sont transportés avec elle et remontent dans le mur également. Une fois les sels hygroscopiques présents dans la maçonnerie, ils ont tendance à migrer vers la surface des murs pour former ce que l’on appelle « le Salpêtre ».

Le salpêtre se reconnait facilement car des tâches blanchâtres et des auréoles blanches se forment alors sur la surface des murs.

Ces tâches de salpêtre apparaissent notamment lorsqu’un mur a été traité contre l’humidité et qu’il se trouve en phase finale d’assèchement, ce qui peut nécessiter plusieurs mois.

Il est indispensable de procéder à un traitement anti salpêtre avant la pose des finitions car la présence de sels hygroscopiques est très nocive pour la bonne tenue des enduits et des revêtements.

POURQUOI LES SELS HYGROSCOPIQUES SONT-ILS NUISIBLES ?

Un élément est hygroscopique lorsqu’il a la capacité d’attirer et d’absorber l’humidité. Or, les sels minéraux présents dans l’humidité des murs (nitrates, nitrites, chlorures…) sont fortement hygroscopiques et absorbent facilement l’humidité contenue dans l’air ambiant.

Par conséquent, lorsque ces sels arrivent à la surface des murs, ils empêchent le mur de sécher correctement car ils absorbent l’humidité de l’air et maintiennent la surface du mur à un niveau d’humidité élevé.

Même si le mur a été traité contre les remontées capillaires, et qu’il est devenu parfaitement sec dans la masse, il restera toujours humide à sa surface en raison des sels hygroscopiques qui y sont fixés sous forme de salpêtre.

Le salpêtre a donc une incidence néfaste sur les enduits, peintures et revêtements qui vont craquer et se décoller progressivement, tant qu’un traitement anti salpêtre n’aura pas été appliqué.

QUELS SONT LES DÉGÂTS CAUSÉS PAR LE SALPÊTRE ?

Le salpêtre, causé par l’humidité ascensionnelle dans les murs provoque de nombreux dégâts visibles à la surface des murs :

  • Tâches blanchâtres et auréoles.

  • Dépôts de sels plus ou moins importants.

  • Décollement des enduits hydrauliques.

  • Craquement et décollement des peintures.

  • Décollement des papiers peints et autres revêtements muraux.

  • Dégrade progressivement la pierre qui peut se transformer en poudre.

  • Pourriture du bois dans le cas de présence de salpêtre derrière un revêtement bois.

QUELS SONT LES TRAITEMENTS ANTI SALPÊTRE ?

Il est très important de combattre le salpêtre car à long terme, les dégâts peuvent être très importants et nécessiter des travaux coûteux.

Pour lutter contre le salpêtre, il convient tout d’abord de traiter le problème à la source et de stopper la remontée d’eau dans le mur. Ce traitement contre l’humidité est réalisé par des professionnels, tel que renov eco habitat, par l’injection d’une résine hydrophobe qui forme une barrière définitive contre l’humidité.

Une fois l’assèchement réalisé, il est impératif d’éliminer le salpêtre présent à la surface du mur, à l’aide d’un traitement anti salpêtre, avant de pouvoir poser les nouveaux enduits.

Pour éliminer le salpêtre, il existe 2 types de traitement anti salpêtre au choix : le traitement chimique anti salpêtre et le traitement physique anti salpêtre.

TRAITEMENT ANTI SALPÊTRE : CONVERTISSEUR ET NEUTRALISEUR DE SELS HYGROSCOPIQUES

Les professionnels de l’humidité, tel que renov eco habitat, utilisent un procédé chimique qui permet de lutter contre les effets néfastes du salpêtre. Un traitement liquide anti salpêtre spécialement conçu en laboratoire permet de convertir les sels solubles en sels insolubles, ce qui provoque la fixation des sels qui ne peuvent donc plus migrer vers la surface des murs. De plus, ce produit provoque une réaction chimique qui supprime l’hygroscopicité des sels, qui par conséquent, ne peuvent plus absorber l’humidité.

Ce traitement anti salpêtre, obligatoire après l’assèchement d’un mur, permet donc d’éviter tous les effets néfastes des sels hygroscopiques.

D’autre part, la réaction chimique obtenue au niveau des sels minéraux permet la formation de silice dans la zone traitée, ce qui permet de renforcer et de minéraliser les matériaux de construction.

Ce traitement anti salpêtre peut être appliqué par pulvérisation du produit directement sur la surface du mur, ou bien par injection de quantités plus importantes lorsque la concentration en sels est forte.

TRAITEMENT ANTI SALPÊTRE : FIXATEUR DE SELS HYGROSCOPIQUES

Lorsqu’il n’est pas possible d’attendre plusieurs mois avant l’assèchement complet du mur, il est alors conseillé d’utiliser le traitement physique anti-salpêtre, le fixateur de sels hygroscopiques.

Il s’agit d’un produit professionnel spécialement adapté pour créer une véritable barrière physique qui empêche les sels de migrer vers la surface du mur.

Ce produit époxydique ininflammable et sans solvant adhère parfaitement au mur, même en cas de présence d’humidité.

Cette barrière va donc protéger les nouveaux enduits des effets hygroscopiques des sels. L’application de ce procédé est réalisée à la brosse en 2 couches successives.

QU’EST-CE QUE LES REMONTÉES CAPILLAIRES ?

Le phénomène de remontées capillaires est dû à l’humidité qui, partant d’un terrain souvent mal drainé, et d’un manque d’étanchéité au niveau des fondations, remonte par les murs dans la maison en se propageant par capillarité dans les matériaux de construction. Aussi appelés humidité ascensionnelle, les remontées capillaires peuvent dégrader la structure du bâtiment et causer de graves problèmes d’humidité à l’intérieur de la maison. Ce phénomène peut avoir des conséquences sur la santé des habitants et la qualité de la construction. Pour traiter le phénomène des remontées capillaires, seul un traitement par injection de produits hydrophobes dans le bas des murs et un assainissement des parois garantissent des résultats durables dans le temps.

IDENTIFIER LES REMONTÉES CAPILLAIRES

C’est souvent un problème d’humidité dans la maison qui met en évidence le phénomène des remontées capillaires. Le bas des murs est humide, les matériaux s’y effritent ou se boursouflent et on y observe souvent la présence de moisissures ou de salpêtre (sels hygroscopiques visibles sous la forme de traces blanchâtres). Si ces manifestations apparaissent dans le bas de murs en contact avec le sol et s’amenuisent en hauteur, il y a de fortes chances pour que l’origine du problème soit des remontées capillaires.

C’est en général l’absence ou la dégradation d’une membrane d’étanchéité à la base des murs qui est responsable du problème. Cela dit, un terrain mal drainé et des matériaux poreux vont aussi favoriser la diffusion de l’humidité dans les murs. Le problème peut ainsi prendre différentes ampleurs selon laporosité des matériaux de construction et l’épaisseur des murs, mais aussi selon le climat et la nature du terrain.

TRAITER LES REMONTÉES CAPILLAIRES

Différents procédés peuvent être mis en place pour lutter contre les remontées capillaires. On peut envisager de drainer l’eau présente dans le sol loin des murs de la maison en mettant en place des drains dans des tranchées attenantes. Il est possible dans certains cas poser une membrane d’étanchéité pour bloquer l’humidité ou encore des siphons atmosphériques d’aération dans le mur pour favoriser l’évaporation. Protéger les maçonneries à l’extérieur ou mettre en place un cuvelage intérieur peut aussi aider, à condition d’intervenir aussi sur le blocage de l’humidité ascensionnelle. Toutes ces solutions ne peuvent être envisagées qu’après un diagnostic humidité réalisé par un professionnel qualifié.

L’INJECTION DE PRODUITS HYDROPHOBES DANS DES MURS HUMIDES

La solution la plus fiable reste l’injection de produits hydrophobes qui vont, en réduisant la tension superficielle des murs, avoir un effet répulsif à l’eau. Ces produits hydrophobes vont bloquer la migration de l’humidité par capillarité vers le haut, 48h seulement après l’injection. Le procédé consiste à former, par injection d’un hydrofuge de masse, une barrière contre les remontées capillaires dans toute l’épaisseur du mur. Toute diffusion de l’eau dans les matériaux est alors stoppée.

Pour mettre en œuvre ce procédé, il convient de préparer convenablement les supports en les dégageant de tout obstacle (plinthes, radiateurs etc.) et des enduits endommagés. On réalise ensuite des trous dans le mur horizontalement tous les 10 à 15 cm, de préférence dans les joints de mortier, avant d’injecter la résine hydrophobe à basse pression de manière uniforme. Il faut ensuite plusieurs mois pour que l’humidité s’évapore des murs, qui s’assèchent ainsi progressivement.

MISE EN ŒUVRE DU TRAITEMENT CONTRE LES REMONTÉES CAPILLAIRES SELON LE TYPE DE MUR À TRAITER

Au-delà de la procédure de mise en œuvre standard, il existe des cas particuliers qui nécessitent une intervention spécifique en fonction du type de murs à assainir. Un professionnel du traitement de l’humidité saura bien entendu adapter la technique utilisée aux conditions du chantier.

  • Les murs très épais (plus de 60 cm) demandent des forages bilatéraux et une injection en deux phases ;

  • Les murs en pierres naturelles, très durs, doivent être forés dans les joints, le plus près possible du sol ;

  • Les murs en briques doivent être quant à eux être forés dans le premier joint horizontal à partir du sol, et les trous doivent être espacés de 15 cm maximum ;

  • Dans le cas d’un mur traité en contact avec un mur non traité, il faut prévoir une barrière verticale entre les deux murs. Cette barrière peut se prolonger sur une hauteur pouvant aller jusqu’à 2 mètres ;

  • Pour les murs intérieurs avec une cave ou un vide sanitaire ventilé, on choisit le plus bas niveau possible pour forer. Le niveau des trous est choisi en fonction du niveau du terrain extérieur, mais on peut forer à différentes hauteurs selon la zone à protéger ;

  • Pour les murs partiellement enterrés, on forme la barrière contre les remontées capillaires 10 cm au-dessus du niveau du sol en saturant de produit hydrophobe la zone en contact avec la terre. Pour ce faire, les forages s’effectuent en quinconce avec un espacement de 15 à 30 cm entre chaque trou.

Ces subtilités dans le traitement des remontées capillaires demandent une expertise poussée. Celles-ci requièrent l’intervention d’un professionnel en mesure d’identifier le meilleur procédé à mettre en œuvre pour un résultat optimal.

Si vous avez des doutes sur le type des murs de votre logement et si vous avez des problèmes d’humidité, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

LE POINT DE ROSÉE, UN ÉLÉMENT ESSENTIEL POUR COMPRENDRE LA CONDENSATION

QU’EST-CE QUE LE POINT DE ROSÉE ?

Le point de rosée, c’est le terme technique qui désigne la température à laquelle l’eau contenue dans l’air arrive à saturation et se transforme en gouttelettes. C’est à ce moment que se forme la condensation, qui va généralement s’agglomérer sur les surfaces les plus froides de la maison, comme les fenêtres, les portes, les murs les plus froids ou les moins bien isolés.

On considère donc que le point de rosée est atteint lorsqu’on arrive à la température minimale en dessous de laquelle l’air ne peut plus contenir la vapeur d’eau. Cette température peut être calculée d’après la température ambiante et l’humidité relative, et on trouve en ligne des tableaux de calcul pour déterminer la température de rosée.

Plus la température de l’air baisse, plus le taux d’humidité relative augmente, même avec un poids d’eau égal. C’est lorsque l’humidité relative atteint 100 % qu’on atteint le point de rosée, que l’air sature et que l’eau se condense en gouttes d’eau. Il est donc normal en hiver de voir de la condensation se former à certains moments sur les vitres ou les portes, mais si le phénomène est persistant et que l’humidité en stagnant amène la formation de moisissures ou champignons, il faut agir, car c’est le signe que le taux d’humidité est trop élevé dans votre maison.

COMMENT EMPÊCHER LA CONDENSATION

Pour limiter la formation de condensation, on peut agir sur deux fronts :

L’ISOLATION, POUR LIMITER LES SURFACES FROIDES DANS LA MAISON

L’isolation est indispensable pour maintenir une chaleur homogène à l’intérieur et limiter les zones plus froides (encadrements de portes, jonctions des murs avec le plafond, murs exposés…). Optez pour des portes et fenêtres isolantes et du double vitrage, et isolez votre toiture et vos murs avec des panneaux ou de la mousse en rouleau prévue à cet effet.

Idéalement, la température des murs doit s’approcher le plus possible de la température ambiante, et celle des parois vitrées intérieures en être le moins éloignée possible. Une bonne isolation empêche le passage de l’humidité et limite les ponts thermiques conduisant l’air froid vers l’intérieur.

LA VENTILATION, POUR DIMINUER LE TAUX D’HUMIDITÉ DANS L’AIR

Une bonne étanchéité thermique ne sera cependant pas suffisante pour vous débarrasser de la condensation et maintenir dans la maison un taux d’humidité optimal. Sans une ventilation régulière, l’isolation peut même nuire à la qualité de l’air intérieur en empêchant son renouvellement et l’évacuation de l’humidité produite par les activités domestiques.

Il faut savoir qu’une famille moyenne peut produire plus de dix litres d’eau par jour, entre activités physiologiques (la respiration et la transpiration par exemple) et activités quotidiennes (toilette, ménage, cuisine…). Seule une ventilation performante va permettre à cette humidité de quitter la maison. Vous pouvez lors de vos travaux de construction ou de rénovation opter pour un système de ventilation comme une VMC (ventilation mécanique contrôlée) ou une VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) pour renouveler l’air et évacuer l’humidité sans déperdition de chaleur, ou mieux encore pour une VPH (ventilation positive hygroréglable) qui va aspirer, filtrer et hydro-réguler l’air extérieur entrant pour bénéficier d’un air sain, sans polluants, préchauffé et déshumidifié.

DEVIS GRATUIT au 06 62 16 12 10 / 09 52 98 88 04

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